Intersections

Saumur, 1916. Les hommes jeunes et valides sont au front. Les femmes s’affairent et se dévouent. Elles accueillent les réfugiés, soignent les blessés, travaillent aux champs, font tourner les usines et les boutiques, rassurent les enfants. Et la vie continue.

Nombreux sont les souvenirs de cette année 1916 à Saumur : photographies, lettres, cartes postales, dessins, objets ont été utilisés pour restituer ce témoignage de la vie quotidienne saumuroise, à l’ombre des terribles batailles de Verdun et de la Somme.

Le boyau.

Plusieurs issues, entrées et sorties, convergent vers un carrefour central, un croisement entre différentes tranchées. L’objet est une métaphore de l’étoile, d’une croisée des voies qui rallient le front à l’arrière front, des hôpitaux aux camps militaires.

Retourner la forme du boyau par une toiture exiguë, c’est pousser les visiteurs à se tenir aux abris, sentir cette pression des dangers venant du ciel. La charpente protège, elle est un abri, une cloche de protection arrivée trop tard pour les soldats combattant sur le front. Cette cloche protège et conserve l’histoire.

La charpente fait référence aussi aux tentes hospitalières et architectures temporaires construites en arrière front. Constituée de bastaings de bois, section de bois lourde, solide et stable, la structure rappelle tout d’abord l’architecture de guerre, mais par sa forme et sa mise en espace, elle renvoie surtout aux constructions en bois sommaires que l’on peut retrouver dans les tranchées de l’époque: échelles en bois pour les assauts, barrières anti-char, clôtures de barbelés et ossatures retenant la terre.

 

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